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les anciens élèves du lycée Loubet à Valence et les guerres
Jean Navarre, "la sentinelle de Verdun": texte de monsieur André Navarre. Format pdf
Jean Navarre à travers la revue Illustration


sommaire :
1- Adolphe Pégoud (pilote deMontferrat) : du parachute au looping
2- Deux pilotes méconnus du pays Antonin
3- Discours d'Adrien Point , de retour sur le champs de bataille de Nompatelize, en 1964, 50 ans après les combats des Vosges
4- ceux du temps de la Grande Guerre : les étrangers dans les usines en Isère durant le conflit
5- Lettres d'un poilu de Dionay (174 RI)
6- Points de vue: deux versions d'un même vol.
7- Paroles de chanson
8- articles de presse
9- sites

1-Adolphe Pegoud: du looping au parachute (L. Ferrière)

chroniques rivoises n°40, novembre 2005

Une liasse d'archives conduit parfois son lecteur sur des sujets inattendus. Etudiant la biographie de Léon Devilaine, industriel papetier puis ingénieur, une photographie peu connue de Pégoud surgissait.

Adolphe Pégoud est un " voisin" pour les lecteurs de la Bièvre et de la Fure. Un monument visible de la route rappelle qu'il est né à Montferrat (13 juin 1889). Il devint célèbre à la suite de deux exploits successifs.

Célestin Adolphe Pegoud est né au hameau du Griffon à Montferrat dans une famille d'agriculteurs.

D'abord apprenti boucher chez son parrain à Virieu sur Bourbre, puis soldat au Maroc et en  Algérie , il n'était pas prédisposé à devenir pilote. Après son retour en France en 1909, il fit son baptême de l’air avec le capitaine Carlin et devint son aide mécanicien. Libéré le 8 février 1913, il obtint son brevet de pilote le mois suivant après avoir suivi un apprentissage à l’école de pilotage de Bron. Dans le même temps, il était embauché comme mécanicien chez Blériot à Buc

 Le 19 août 1913, il effectuait au dessus de l'aérodrome de Chateaufort près Versailles, un essai de saut en parachute: à 250 m, il abandonne son avion et saute. Auparavant des essais de sauts avaient été réalisés avec des parachutes déjà ouverts. La nouveauté résidait dans l'usage d'un prototype de parachute plié que l'aviateur avait sur lui. C'était une invention récente d'un grenoblois, G. Bonnet, qui avait mis au point une ouverture automatique.

 Alors qu'il avait abandonné son avion pour le saut, il observa que l'avion laissé sans pilote, faisait des boucles sur lui-même avant de s'écraser. Les 1 et 2 sept 1913  il fait les premiers vols la tête en bas. Le 21 septembre 1913, à Buc, il fit des loopings avec son Blériot . Il devint à cause de cela, un des fondateurs de la voltige aérienne.

 Pégoud devenait un héros. Sa popularité fut assurée par la presse mais aussi par un nouveau média: le cinéma. Depuis 1896, la société Pathé diffusait des actualités dans les salles de cinéma qui deviendront en 1909 le Pathé-journal.

 Lundi 29 décembre 1913, madame Léon Devilaine écrit: "nous allons tous, même Jean (= Jean de Lamberterie, son petit fils âgé de 4 ans ½) que j'emmène en voiture au cinéma à 2 heure voir le Pathé journal où l'on voit la réception de Pégoud par l'administration Pathé."
En même temps qu'elle découvrait le visage du héros, la famille Devilaine voyait son mari/père/grand père au cinéma.
Léon Devilaine ainsi que son ami Jean Neyret étaient deux industriels grenoblois qui avaient investi dans la société Pathé à ses débuts en 1897et par là se trouvaient membres du conseil d'administration.


A Pégoud

 
La reception d'Adophe Pégoud par la direction de la société Pathé.  1912

Au centre  A. Pégoud (avec les moustaches),

à sa droite Léon Devilaine (avec la barbe , tenant la chaise),

à sa gauche  Emile Pathé (second à sa gauche) et Grivolas (avec la barbe, après Pathé en bord de photo)

 

Photographie Noir et Blanc . Collection privée- © droits réservés. Utilisation interdite sans autorisation

une bobine des actualités Pathé ( CM 1604 pathé 00-54-55) montre Pegoud en train d'atterir sur un navire en mer. Il aurait expérimenté cela en 1913 lorsqu'il était dans la société Blériot. mais les essais étaient faits sur terre.

 "Il ( A. Pégoud) participa à la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle il obtint la médaille militaire et fut cité plusieurs fois à l'ordre de l'Armée. Il fut tué en combat aérien le 31 Août 1915. Son palmarès s'élevait alors à 6 appareils allemands abattus. Il fut également le premier as à mourir au combat. "

 Nous avons le récit de sa mort dans la revue Illustration

Source et bibliographie

http://perso.club-internet.fr/moinier/Index.htm

http://perso.wanadoo.fr/susana/PatchworkHistoire/1910-1920/

http://www.chez.com/avion/aviateurs/dayton.html

www.gaumontpathearchives.com/

archives privées de Monsieur de Lamberterie

Brochure -centenaire 1889-1989- C.A. Pegoud le roi de l’air mort pour la France 31 août 1915, 33 p

 illustration 4 septembre 1915

Germaine L'Herbier-Montagnon, un héros dauphinois de l'Air : Adolphe Pégoud, 96 p

L. FERRIERE

2-Deux pilotes méconnus du pays antonin  texte de Paul Mathevet

A Chatte

Plaque et buste à la mémoire d’Alexandre COLLENOT. Le 14 Mai 1988, un buste en bronze d’Alexandre COLLENOT (œuvre de Bernard Cena qui a des attaches à Chatte) a été inauguré par la Municipalité de Chatte en présence des deux enfants de ce pilote, sur le mur de son école, en face de la maison où il vécut.

Localisation  Sur la façade de l’école.

Né à Saint Hilaire du Rosier, le 7 Septembre 1902, Alexandre COLLENOT, sixième enfant d’une famille de huit, vient rapidement habiter à Chatte. A l’école locale, Alexandre est un élève modèle et passionné de mécanique, il sera orienté vers l’école pratique de Pont de Beauvoisin d’où il sortira avec le premier prix d’ajusteur mécanicien. Un an plus tard, c’est le service militaire au 35ème Régiment d’Aviation de Bron.

Après l’armée, il entre aux usines Berliet à Vénissieux. Une rencontre avec son ancien capitaine l’oriente chez Latécoère à Toulouse. En 1928, on l’envoie dans les ateliers Latécoère à Buenos Aires, et c’est là qu’il rencontre Jean Mermoz. Ce dernier lui demande d’être son mécanicien volant. Ces deux hommes connurent les honneurs, mais Alexandre COLLENOT  connut le bonheur d’un foyer à Chatte et la joie d’accueillir deux enfants.

Le 10 Février 1936, l’hydravion Latécoère « Ville  de Buenos Aires » piloté par Ponce (un grenoblois) avec comme mécanicien COLLENOT et leur équipage, disparait dans les flots de l’Atlantique Sud. Alexandre COLLENOT effectuait sa dixième traversée de l’Atlantique Sud  et totalisait 2800 heures de vol.

A Saint Antoine l'Abbaye

Plaque sur la façade de la maison natale d’Hector GARAUD. La municipalité de Saint Antoine l’Abbaye a honoré sa mémoire en donnant son nom à la rue principale de la localité.

Localisation   Dans la rue principale dénommée Hector GARAUD.

Hector GARAUD est né à Saint Antoine l’Abbaye, le 27 Août 1897. Le 12 Juillet 1915, à peine sorti du collège, il s’engage au 2ème Groupe d’Aviation à Bron. Après ses classes, il est affecté comme canonnier à l’escadrille V 397. Le 18 Juin 1916, lors d’un vol d’entraînement, il entre en collision avec un autre appareil, mais les deux pilotes sont indemnes. En date du 26 Mars 1918, une citation à l’ordre de l’Armée précise : « Pilote de chasse hors pair. A abattu onze avions ennemis. A été grièvement blessé après avoir abattu son douzième appareil.  AS de guerre ».

Après l’Armistice, l’Adjudant GARAUD quitte l’armée pour entrer dans l’industrie. Il reprit du service, en septembre 1939, en tant que Commandant. Hector GARAUD trouve la mort dans la région de Montpellier, le 2  Avril 1940, en essayant un appareil.


3- Discours d'Adrien Point , de retour sur le champs de bataille de Nompatelize, en 1964, 50 ans après les combats des Vosges

4- Ceux du temps de la Grande Guerre : les étrangers dans les usines en Isère durant le conflit

5- Lettres d'un poilu de Dionay (174 RI)

6- Points de vue: deux versions d'un même vol.

7- Paroles de chanson paroles de chansons
- dans les tranchées de Lagny
- la chanson de Craonne

8- articles de presse

- Le doyen des poilus s'éteint à 111 ans (Maurice Floquet), Le Monde, 10-11-2006
_  les Poilus martiniquais réhabilités ; le Monde; 10-11-2006
-14-18, la guerre des tranchées entre les historiens, le Monde, 10 mars 2006
- Deux poilus de plus, Liberation, vendredi 03 mars 2006
- «Je n'ai jamais su pourquoi on se battait», Liberation, 13 novembre 2005
- réhabilitation de poilus anglais, le Monde, 18 aout 2006
-exercice Ed. civique (3e) en relation avec la réhabilitation des mutins "fusilliers pour l'exemple"
- un soldat noir français tué en 1919 par un americain qui le prenait pour un soldat noir americain!! Voici une histoire qui en dit long sur la place des noirs en 1919 en France et aux Etats Unis:
         l'article de presse : http://www.rue89.com/2008/08/08/nantes-1919-le-meurtre-du-soldat-etilce-etait-il-raciste
         le dossier complet des faits en pdf (12 pages)

9- sites
-Morts par communes ou par régiments : http://www.memorial-genweb.org/index.php3
- historiques des régimenst : http://www.association14-18.org/
- documenst divers sur 14-18 : http://chamois.canalblog.com/archives/2005/12/21/1132764.html
- la Grande guerre à travers les magazines de l'époque :http://tsfarg.club.fr/index.htm  ou  
ou  http://revues1914.1918.pagesperso-orange.fr/index.htm
- Apollinaire, ses amours et la Guerre : article du Point 10 mars 95 (partie1; partie2)
- les BD et les caricatures durant la Premiere Guerre Mondiale :http://perso.orange.fr/horstg/index.html