Documents et liens sur 39-45 dans le secteur Romans/Isère - Saint Marcellin

page accueil histoire des guerres
page accueil APHT

mise à jour 10 mai 2008


Parcours virtuels dans les cimetieres
        - 3 conflits du XXeme siècle à travers le cimetiere de Saint Marcellin
        - même thème avec le cimetière de Chatte
        - et avec celui de Bourg de péage
        - (à venir) Celui de Saint Hilaire du Rosier
        - ( à venir) celui de Chasselay
les dessins animés de propagande (compte rendu)
les anciens élèves du lycée Loubet à Valence et les guerres
les Allemands à Murinais
le monument des fusillés à Saint Nazaire en Royans


à faire ,Léa Blain, st nazaire x 2 avec texte Tonneau, malleval, beauvoir, rony, livre Raymond Tonneau à exploiter + sa BD
georges Bert, Aragon à st Donat, plaque jean prevost à sassenage, la martiniere à Voiron, le chateau de peyrins
les bds sur le vercors
film vercors: lechanois et leotard

1- La Résistance  autour de Saint Marcellin et de Chatte : quelques informations regroupées

Gaston Valois, maire de Tullins, Médecin et Chef de la Résistance

( p 60) Après la libération, "Gueule Tordue " arrêté déclara lors de son interrogatoire:"Je me suis rendu rue Palanka avec Sambet et des Allemands, je me suis fait ouvrir en utilisant l'indicatif de"Lafayette à  Hoche " ; sans méfiance le DocteurValois nous a ouvert et a é'té appréhendé aussitôt. En compagnie des Allemands, j'ai procédé à une perquisition au cours de laquelle nous avons saisi une valise contenant des documents se rapportant de la Résistance de la région. Conduit à la Gestapo (ours Berriat à Grenoble) et enfermé dans une cellule, le Docteur VALOIS s'est donné la mort en s'ouvrant les veines. Il n'a rien révélé de son organisation".
 photo p 31 du livre Pierre Deveaux, L'ombre et la lumière : le secteur 3 de l'armée secrete de l'Isere, 1987








c'est le cas du Docteur Victor CARRIER.
( p 61) A Saint Marcellin il (= le docteur Carrier) prépare son départ, mais tarde à quitter sa femme et son petit garçon. Le lundi 29 novembre à 8 h 30, il s'apprête à partir. On sonne à la porte. Armé d'un révolver, un modeste 6,35, il va ouvrir. Il tire le premier, manque sa cible puis est abattu par une rafale de mitraillette. 
Immédiatement la Gestapo téléphone à la Gendarmerie en demandant la présence de deux gendarmes, dont un chef. Seul le chef est admis à l'intérieur (TAILLADE), le deuxième gendarme devant garder les alentours de la maison. A l'intérieur, le corps du Docteur gît entre le couloir et la salle à manger. Voyant le gendarme penché sur le médecin, le Chef de la Gestapo dit simplement « Il a tiré le premier, il est mort, c'est la guerre ; c'est un terroriste ».
Dans la cuisine, Madame CARRIER tient son jeune fils dans ses bras. Le père du Docteur, très âgé, se tient tout à côté. L'employée de maison essaye de les réconforter.La Gestapo fouille toutes les pièces du premier au deuxième étage, puis se met en relation avec Grenoble.Le corps du Docteur sera, dans la nuit, emmené à la morgue. Le grand-père et l'enfant sont confiés à des voisins amis. Madame CARRIER et l'employée sont emmenées à Grenoble. L'épouse arrêtée subit le supplice des interrogatoires de la Gestapo, puis elle est transférée à Lyon. Libérée après plusieurs mois d'internement au fort Montluc, elle décédera le 20 mars 1945, victime des séquelles de son internement, laissant son jeune fils Victor âgé à peine de cinq ans.
Madame CARRIER qui connaissait les activités résistantes de son mari n'avait jamais, malgré les violences, dévoilé aucun renseignement sur les mouvements de Résistance du Secteur III de l'A.S. Alors que le corps de son époux gisait à côté d'elle, profitant d'un moment d'inattention des hommes de la Gestapo, elle avait pu demander à un gendarme de prévenir son beau-frère Jules CAZENEUVE à Tullins.
Le Docteur Victor CARRIER qui avait pris le pseudonyme de " Lafayette " repose au cimetière de Sillans, son pays natal, où son corps a été transporté pendant la nuit, sans cérémonial, comme celui d'un soldat tombé sur le champs de bataille.
Le lendemain M. le curé CHAVANT, fervent patriote, annonce qu'un service religieux sera célébré « pour celui dont le nom est sur toutes les lèvres et que personne n'ose prononcer ».Aussi l'église de SAINT MARCELLIN s'avéra trop petite pour contenir la population qui voulait témoigner un dernier hommage.





























le monument aux morts de Saint Marcellin rappelle conjointement les sacrifiés des 2 conflits






2- Des plaques qui rappellent la lutte des antinazis , les sacrifices et les suppliciés

La tombe de Willy Munzenberg dans le village de Montagne (38)
cet opposant à Hitler et à Staline a été retrouvé mort en 1940 dans cette commune éloignée des grands axes. Par qui a-t-il été assassiné? Gestapo ou Gepeou?
lire sa biographie sur wikipédia
A Koestler dans son livre les « hiéroglyphes »parle beaucoup de lui.On peut se rapporter à l'article de wikipedia 










 Plaques en souvenirs de l'attaque du Vercors par les nazis, 2 plaques au pied du Grand Veymont