3 conflits à travers le cimetiere  et les monuments commémoratifs
de Saint Marcellin

le cimetiere est la memoire douloureuse de ceux qui ne sont plus.
Les épithaphes nous renseignent parfois sur les anciens.

mise à jour :7-4-2007

retour cours 3eme
retour Premiere guerre mondiale
retour autour de chez nous , mémoires des conflits

1- La Premiere Guerre mondiale
2- La Seconde Guerre Mondiale
3-Les guerres de décolonisation
4-Le monuments aux morts
5-le monument Carrier
(6-hors thème les maires )
une tombe rappelle la présence de troubles dans les colonies






1-1914-1918 et le carré militaire de Saint Marcellin

Rappelons qu'un carré militaire accueillle soit les morts de la commune soit les morts d'un régiment basé dans la commune. Dans ce cas, ce sont des habitants.
Notre attention sera retenue par deux tombes dont les patronymes suggerent qu'ils sont des français issus de l'immigration et que cela ne les a pas empeché de faire leur devoir. Etre français est un honneur qui merite de s'engager selon la biographie du poete plnais Guillaume Appolinaire et nous avons ici deux exemples.

C'est deux poilus n'ont pas de fiches sur le site sga memoires des hommes et semblent donc non referencés.
il faudrait établir le lien  avec le personnel des usines à St Marcellin avant la guerre (UNIC ou Mossant par exemple)..à suivre !

Tsvetkovich Rista, + 1916
patronyme probablement ex-Yougoslave


Raukovitch Georges  + 1918






Certains sont allés loin pou mourrir . Ici  c'est le cas pour un décès dans les Balkans.
Sa fiche miltaire précise: Antoine Emmanuel Thibaudier, né à Rochefort (Charente inférieure) le 9-10-1881. Lieutenant de vaisseau sur le cuirassé "République" ; " tué au combat d'Athènes" 

Sur la situation poltique de la Grece en decembre 1916, on peut lire l'article de wikipedia.
Sur les circostances de la mort de cet officier, on se rapportera à http://perso.orange.fr/grande.guerre/guerrenavale.html
Le caveau familiale indique que son frère Pierre (152 RI) est mort des suites des blessures contractées à Steinbach en janvier 1915 et que Louis a fait cette guerre mais a eu la chance d'en revenir. Sa croix de guerre est indiquée.


A la mémoire de notre cher fils,
Emile Rolland,
sous lieutenant au 6eme colonial
pilote aviateur,
mort pour la France

cette mention indique que le corps n'est pas enterré ici.

Le site sga memoire des hommes indique : qu'il est né en avril 1893 à St marcellin
qu'il etait au 2eme ou 4eme ou 6 eme groupe aviation (et non coloniale)
decedé à l'hopital de Lyon le 31 mai 1918









le caveau famillial de Marcel Victor Pinet a l'originalité d'avoir un buste. On notera le nom du régiment dur le col officier (161eme régiment d'infanterie)
Marcel Victor Pinet,
blessure de guerre juillet 1918,
décédé à Saint marcellin, juillet 1919



il est possible de consulter l'historique de ce regiment sur le site : http://www.chtimiste.com/

















2-la Seconde guerre mondiale 1939-1945
Jean Rony, résistant executé
Pierre Deveaux, L'ombre et la lumière : le secteur 3 de l'armée secrete de l'Isere, 1987
( p 71) "Puis à SAINT MARCELLIN, le 22 mai 1944, dans l'après midi, la Gestapo cerne la maison de notre camarade Jean RONY, résistant de la première heure du secteur III de l'Isère, placé sous les ordres du Docteur CARRIER.
Le radio de la Mission Inter-Alliée " UNION ", Camille MONNIER, parachuté en France, est à son poste dans la demeure de Jean.
L'intervention brutale de la Gestapo l'empêche de détruire le poste de radio. RONY est fauché par une rafale; blessé grièvement il expirera le 29 mai 1944 après avoir indiqué à ses amis le dépôt d'armes qu'il détenait chez lui et que la Gestapo n'avait pas découvert.
Camille MONNIER ne veut pas être arrêté, il tente une fuite éperdue, mais il est abattu à quelques mètres de la maison RONY.
Ils ont succombé tous deux six mois après la mort de leur chef le Docteur CARRIER.
Mais qui était Jean RONY ? Un patriote ardent et courageux toujours présent dans les parachutages, camouflant dans sa laiterie les armes tombées du ciel.
Cette laiterie est le point de ralliement des responsables locaux de la Résistance et très souvent un refuge où s'abritent les clandestins traqués.












3-la guerre d'Indochine ( 1946-1954)

André Colomb,
sous lieutenant
chevalier de la légion d'honneur, croix de guerre
+ 20 mai 1953 à Duc-Khé (Tonkin)




4- Le monument aux morts (derriere le palais de justice, vers l'hopital et la caisse d'Epargne) en octobre 2005


















































5-Le monument Carrier

Pierre Deveaux, L'ombre et la lumière : le secteur 3 de l'armée secrete de l'Isere, 1987
( p 61) A Saint Marcellin il (= le docteur Carrier) prépare son départ, mais tarde à quitter sa femme et son petit garçon. Le lundi 29 novembre à 8 h 30, il s'apprête à partir. On sonne à la porte. Armé d'un révolver, un modeste 6,35, il va ouvrir. Il tire le premier, manque sa cible puis est abattu par une rafale de mitraillette. 
Immédiatement la Gestapo téléphone à la Gendarmerie en demandant la présence de deux gendarmes, dont un chef. Seul le chef est admis à l'intérieur (TAILLADE), le deuxième gendarme devant garder les alentours de la maison. A l'intérieur, le corps du Docteur gît entre le couloir et la salle à manger. Voyant le gendarme penché sur le médecin, le Chef de la Gestapo dit simplement « Il a tiré le premier, il est mort, c'est la guerre ; c'est un terroriste ».
Dans la cuisine, Madame CARRIER tient son jeune fils dans ses bras. Le père du Docteur, très âgé, se tient tout à côté. L'employée de maison essaye de les réconforter.La Gestapo fouille toutes les pièces du premier au deuxième étage, puis se met en relation avec Grenoble.Le corps du Docteur sera, dans la nuit, emmené à la morgue. Le grand-père et l'enfant sont confiés à des voisins amis. Madame CARRIER et l'employée sont emmenées à Grenoble. L'épouse arrêtée subit le supplice des interrogatoires de la Gestapo, puis elle est transférée à Lyon. Libérée après plusieurs mois d'internement au fort Montluc, elle décédera le 20 mars 1945, victime des séquelles de son internement, laissant son jeune fils Victor âgé à peine de cinq ans.
Madame CARRIER qui connaissait les activités résistantes de son mari n'avait jamais, malgré les violences, dévoilé aucun renseignement sur les mouvements de Résistance du Secteur III de l'A.S. Alors que le corps de son époux gisait à côté d'elle, profitant d'un moment d'inattention des hommes de la Gestapo, elle avait pu demander à un gendarme de prévenir son beau-frère Jules CAZENEUVE à Tullins.
Le Docteur Victor CARRIER qui avait pris le pseudonyme de " Lafayette " repose au cimetière de Sillans, son pays natal, où son corps a été transporté pendant la nuit, sans cérémonial, comme celui d'un soldat tombé sur le champs de bataille.
Le lendemain M. le curé CHAVANT, fervent patriote, annonce qu'un service religieux sera célébré « pour celui dont le nom est sur toutes les lèvres et que personne n'ose prononcer ».Aussi l'église de SAINT MARCELLIN s'avéra trop petite pour contenir la population qui voulait témoigner un dernier hommage.
photo p 30 du livre.

Note à l'attention des Enseignants diffusé par la Mairie (?) , distribuée au college en 2006-2007.
En 1948, fut érigé le monument en hommage au Dr Carrier.Sur les Bas-reliefs allégoriques qui décorent sa façade,nous remarquons :
d'un côté "la médecine" tenant un caducé d'une main, de l'autre un rameau le lauriers, symbole de la gloire ;
à son côté, une mère allaitant son enfant, symbolise la vie ;
de l'autre côté, la Résistance tenant une mitraillette d'une main, de l'autre un ameau de chêne, symbole de l'immortalité ;
à son côté, un rugbyman symbolise le sport.




Marius Prax l'a décrit ainsi:
"Son regard était franc, son sourire facile,
C'est un ami très cher que nous avons perdu.
Il n'est pas de maison dans notre vieille ville
qui ne garde de lui un souvenir ému.
Si du corps il soignait savamment les blessures
il pansait encore mieux les blessures du coeur,
Mais du contact de l'or, ses mains restaient très pures
car en faisant le bien il trouvait le bonheur.

Il prodiguait ses soins au pauvre autant qu'au riche
et chez les miséreux il laissait fort souvent
 l'aumône permettant d'acheter une miche
de pain blanc et doré dont manquaient les enfants.
n plus de son travail, de sa bonté, sa science,
il a fait au pays un plus précieux don :
il a donné sa vie à notre pauvre France."









6- hors thème les caveaux des Maires et hommes politiques à St Marcellin
Antoine François Vicomte Brenier de Montmorand,
lieutenant général puis député del'isère (+ 1832)














Pierre Auguste Vallier, Maire (+1840)


























Désiré Joseph Françaois Chalvet , Maire (+1901)









Lambert Antoine Héléne
 Robin Du Vernay , Maire ( +1873)