A les sales bêtes !!

retour histoire locale

texte publié dans Chroniques rivoises d'automne 2007 et printemps 2008.

quelques ajouts à la fin de l'article

Le loup est de retour dans nos débats et dans l’actualité de notre espace géographique depuis une décennie. Repéré à Rencurel, à Fitilieu et dans les alpages du Vercors, il ne laisse pas insensible. En effet notre imaginaire est rempli de contes et de légendes où le loup est un héros. Végétarien dans les bandes dessinées de Gotlieb, rusé dans les contes du chat perché de Marcel Aymé, nigaud dans le roman de Renart, « caché dans les grotte de Rocamadour » pour le chanteur Gérard Blanchard, le loup est là. Concernant les représentations mentales du loup dans notre imaginaire, le Musée dauphinois a publié : « Qui a peur du grand méchant loup ? » (1)

 

Quelques mentions dans les archives et différents articles récents permettent d’appréhender sa présence entre Vercors et Chambarans depuis mille ans. Avant sa réapparition officielle vers 1992, il était considéré , comme son compère l’ours, comme disparu de nos contrées depuis la fin du XIXe siècle. (2) La toponymie locale garde des signes de cette présence : Champ du loup (Rives), Gampaloup (Apprieu), Serre loup ( St Sauveur) et Campaloup (Réaumont) .

 

Il ne s’agit pas de faire son procès. Malheureusement pour lui, il n’y a que des empreintes historiques à charge. Aucune allusion à un allaitement de nourrisson comme en Italie romaine avec Romulus et Remus. Que du nuisible voire du terrible.

 

Nous mentionnerons également les références « extra-ordinaires » aux autres animaux que nous avons rencontrés dans nos lectures.

 

 

1ere pièce à conviction : témoignage d’Eustache Piemond de la ville de Saint-Antoine en Dauphiné (3).

 

Texte original « …les loups garous devoroient les enfans par les villages et en ce lieu de St-Antoine, le dimanche ,7 septembre 1597, peu après soleil couché, le loup venant par le pré Brunet, alla prendre à la porte de la maison de l'aire  du couvent, un enfant de la fille de sieur Bon Jassod qui se promenoit sous la treille, pendant que la mere donnoit à teter à un aultre plus petit et malgré elle l'emporta sans qu'on luy eust peu donner secours et jamais n'en fust trouvé aultre chose que sa robe qu'il laissa non deschirée, chose admirable. Quel­ques tems auparadvant, un loup ayant pris un enfant en la maison d'Antoine Villard, vers les Jacquemonds , au mandement de St­ Antoine, sans qu'il peut etre secouru de sa mere, l'emporta et le mangea. Huict ou dix jours après, revenant encore le loup chercher une autre proye, lad mere estant dans le chemin près la maison, entre deux palisses, s'écria : au loup, au loup ; le loup luy saute au gausier et la tue advant qu'elle eust secours et la mangeoit sans le secours. Plusieurs aultres ont esté mangés, aultres eschapés après avoir esté navrés et secourus. Cella a enté de mauvais presage à lad ville, de ce que les loups y entroient de nuict et mangeoient les chiens, car les habitans ont receu de grandes pertes en leurs biens et ruyne en lad. ville. Je me souviens que en janvier en l'an 156o, advant les derniers troubles, un loup frequentoit de nuict lad. ville et y mangeoit les chiens, en sorte que pour y remedier on se desli­bera de l'attendre et de l'enfermer dans la ville qui lors estoit bien fermée, et estant fermée on le poursuit et faict on aboyer et suivre par des chiens, tant que enfuy il s'alla jetter par une fenestre bien haulte dans l'estable de Martel et se cacha dans la cresche de la mulle de François Allart, et par le moyen des chiens qui l'avoient suivy jusqu'à la porte fust descouvert et tué d'un coup d'arquebuze, près la mulle, par Claude Jouvenet dict la Baulme. »

 Il apparaît clairement qu’en période de disettes et de froid, les loups osaient prendre la chaire humaine comme palliatif à celle du chevreuil ou du lapin. D’ailleurs, les loups ont été signalés par plusieurs témoins au XVe siècle dans la ville de Paris dans les mêmes circonstances.

Ce qui est plus surprenant est la référence au « loup garou » c'est-à-dire que le loup est un prédateur qui déshabille ses proies…C’est pourquoi Bernard Bonnin qui a étudié les archives des réformations des eaux et forets  du Dauphiné , dans son article « les paysans et les loups au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles » (4), conclut que la psychose du loup l’a rendu responsable de décès dont certains sont peut être des règlements de comptes entre villages ou voisins voire dans certains cas des délits sexuels. D’ailleurs, il m’a été raconté dans le Gard par une personne âgée que « la bête du Gévaudan » avait tué dans le village une femme retrouvée nue. Elle plaçait cet événement au temps de son beau-père soit vers 1900. Les loups et autres bêtes du Gévaudan n’avaient pas pour habitude d’abuser de leurs victimes et les légendes animalières ont permis à quelques pervers de vivre tranquillement.

 

Tout cela nous ramène à notre plus tendre enfance lorsque nous écoutions les « Contes de ma mère l'Oye, ou Histoires ou contes du temps passé avec des moralités » de Charles Perrault (1697). (5)

« Le Loup tira la chevillette et la porte s'ouvrit. Il se jeta sur la bonne femme,

et la dévora en moins de rien ; car il y avait plus de trois jours qu'il n'avait

mangé. Ensuite il ferma la porte, et s'alla coucher …Le Petit Chaperon rouge se

déshabille, et va se mettre dans le lit…Ma mère-grand, que vous avez de grandes

dents ? C'est pour te manger. Et en disant ces mots, ce méchant Loup se jeta

sur le Petit Chaperon rouge, et la mangea. »

Curieusement ici aussi , le repas se déshabille…

 

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt lupus. B. Bonnin a identifié 8 communautés dauphinoises sur 1003 qui mentionnent  des menaces des loups sur le bétail à la fin du XVIIIe dans le secteur Vallouise, Valgaudemar, St Pierre de Chartreuse et St Pierre d’Entremont ; et 3 dans les Chambarans, à Brion, à Chasselay où les « loups et autres bestes farouches … » et à Varacieux  qui précisent que les forets sont « remplies de loups ». Le loup est là mais n’est pas la préoccupation principale de nos ancêtres. A cette époque prérévolutionnaire, les impôts les inquiétaient davantage !

 

Néanmoins « cette bête cruelle » rode autour des fermes et des hameaux. (6)

Le 8 juillet 1717 un enfant de Peyrins nommé Jean Roux est retrouvé égorgé, par un loup dit le registre paroissiale. A Saint-Bardoux (commune limitrophe de Romans/Isère et Peyrins), le curé note : « j’ai fait mettre dans le cimetière de cette paroisse,le pied d’une fille appelée Anne Bonnet, le loup ayant dévoré et mangé le reste du corps le soir précédent l’entrée de la nuit, à la porte de maison». De même à Mours, dans les bois du Roulé, en janvier 1718, Jeanne Bonneton, agée de 10 ans est dévorée à son tour par les loups.

 

C’est pourquoi les autorités s’alarment et réagissent.

A Compiègne ce 25 may 1733

Monsieur j’ay reçu la lettre que vous avez pris la peine de m’écrire le 17 de ce mois au sujet des ravages que font les loups aux environs de Grenoble. Le party que avez pris de mettre leurs testes à prix  est le meilleur que vous puissiez prendre pour parvenir à les détruire, et vous pouvez faire payer les douze livres pour chaque jeune loup , à ceux qui les auront tués. Je suis monsieur votre très humble et très affectionné serviteur.

 

Signé Orry (contrôleur général)  en réponse à la lette de M. de Fontanieu, intendant du Dauphiné (7)

 

3eme témoignage, déjà connu de nos lecteurs attentifs des chroniques : les loups à Parménie (près de Tullins) (8), de Joseph Antoine Carlet, élève à l’hospice de Mont Parmenie  pendant l’hiver 1755-1756.

«Cet hiver fut encore remarquable par la grande quantité de loups  qui infestaient la contrée opposée à Parmenie et qui n’en est séparée que par le chemin qui conduit d’Izeaux à Tullins. Il fallut aller constamment, depuis le 1er décembre jusqu à la mi­-février, au-devant du frère et de la soeur lui allaient tous les samedis à la provi­sion à Tullins avec le mulet jusqu au bas de la montagne où ils n'arrivaient alors qu à l'entrée de la nuit. L'hospice avait trois fusils toujours chargés à balles, le domestique en prenait un et deux pensionnaires les deux autres. Ceux qui n’avaient point de fusils étaient armés de tridents et de fourches. Lorsque nous avions joint le convoi, la soeur passait devant avec le mulet et un fusilier qui était ordinairement le frère. Tout le reste faisait l'arrière-garde. Il arriva quatre ou cinq fois dans le courant de hiver qu'à peine avions-nous quitté la croisée du chemin où commence la montée que les loups y arrivaient et nous en fûmes une fois ou deux assez près pour apercevoir l'étincellement de leurs yeux. Le domestique lâchait son coup de fusil dans cette direction, ce qui s’éloignait pendant quelques moments. Mais, presque toujours, lorsque nous étions à moitié chemin de la montée, à la distance de deux à trois cents  toises d'eux, leurs hurlements commençaient à se faire entendre d'une manière à inspirer de l'effroi à ceux qui n’ y étaient pas faits. L'hospice avait deux pièges à loups que nous allions voir tendre par le frère et le domestique, mais il ne s’y en prit point pendant cet hiver. Il était rare cependant qu'il se passa une nuit sans qu'un ou plusieurs de ces voisins dangereux ne vinssent faire le tour du bâtiment et, en nous levant, notre première occupation était de reconnaître leurs traces ".

 

Assez de ce lynchage. les autres animaux de la foret sont-ils inoffensifs  et irréprochables ?

« le jour de la feste de la St-Jean, 27 decembre 1597, en plein midy, entra un jeune sanglier par la porte neufve de lad. Ville, passa aultre par la grande rue, entra dans le cloistre par la porte du gros mur…. » Les habitants de Saint Antoine l’Abbaye virent un heureux présage dans la venue de cet animal qui « pesoit 60 livres » et qu’ils se partagèrent car, bien sur, il fut tué et dépecé. (3). Le sanglier est plutôt utile, vu d’une marmite !

 

4eme empreinte : une battue aux loups en 1786 dans l’actuelle commune du Grand Serre et les camapgnes environnantes. (9)

Cette forêt et ces communautés alentours avaient déjà eu à faire à ces animaux carnassiers. Pierre Bouchard, 14 ou 15 ans, fut tué et dévoré par les loups  en juin 1759 à Thodure, près du Grand-Serre. Ce qui est inquiétant c’est la date. Le 29 juin, il n’est pas possible  de prétendre que c’est le froid qui contraint les loups à descendre dans les plaines ou à s’approcher des demeures.

 

Pierre EMÉ marquis de MARCIEU et BOUTIÈRES, seigneur des terres du Touvet, Goncelin, Le Cheylas, Morestel, Saint-Jean-d'Avalon, Saint-Egrève, Proveysieux, Mont-Saint-Jean, Saint-Martin en Grésivaudan, de la baronnie de Crépol, du marquisat de Montmiral et de la baronnie de Chandieu en Viennois, lieutenant général des Armes du Roy, gouverneur des ville, arcenal de Grenoble et bailliage de Graisivaudan, commandant en second de la province de Dauphiné.

Vu la demande qui nous a été faite par le châtelain de Serre en Viennois pour obtenir la permission de faire assembler les habitants de cette communauté et ceux des communautés voisines pour faire la battue aux loups qui se multiplient et deviennent très dangereux dans les campagnes

Accordons la permission demandée à la charge par ledit châtelain et les officiers municipaux des autres communautés de veiller au maintien du bon ordre, le rendant responsable de ce qui s'y passerait de contraire par leur faute.

Fait à Grenoble le 20 juin 1786.

Signé Marquis de MARCIEU

 

5eme indices indirect : la circulaire du Sous-Préfet de Saint-Marcellin durant la Révolution Française.(10)

Jubié était un très riche manufacturier en soie, domicilié à La Sone où il habitait le château. Il devient un des fondateurs de la Banque de France sous le Premier Empire. Il insiste sur la gratuité de l’acte citoyen. Outre les dégâts aux troupeaux, le loup est signalé comme l’auteur d’attaques sur les hommes.

 

 

 

 

6eme preuve : les loups descendent de la montagne (11)

Ce document est rare et intéressant. Si l’auteur ne donne pas explicitement son titre, il est probable qu’il s’agit du Sous-préfet, à St Marcellin. Cette lettre manuscrite a été écrite en deux temps. Au début de la lettre, il semble « couvrir » une décision commune des Maires. Puis il s’informe et interdit son informateur est le sieur Blanchet. Celui-ci était à l’époque l’exploitant des bâtiments de  la fonderie de canons.

 

Saint Marcellin, le 30 juin 1817

 

A monsieur le Maire de Saint Gervais

 

Monsieur le Maire,

Je fus informé le 23 de ce mois par M. Blanchet de votre commune que depuis plusieurs  jours, il avoit paru dans les communes de Rencurel, Rovon et Saint Gervais, une louve avec trois ou quatre petits louveteaux, suivis de plusieurs autres gros loups, qui avaient déjà dévorés plusieurs vaches ou genisses envoyées aux paturages.

 

D’après cette information et sur la demande de M. Blanchet, je me disposais à écrire circulairement à Messieurs les maires de Rovon, Saint Quentin, Montaud, Rencurel et à vous, pour faire les dispositions convenables pour organiser une battue à une époque fixe ; quand le Maire de Rencurel étant venu près de moi, m’apprit que cette battue devait avoir lieu le 3 juillet prochain et qu’il tenait de M. Blanchet que cette battue avait été combinée sans doute par messieurs les Maires des dittes communes,  ne voulant pas contrarier les dispositions faites, mais au contraire contribuer autant qu’il dépende de moi au succès de l’opération, j’écrivis à M. Blanchet pour l’entretenir de ce qui avait été arrêté, et chargeai le Maire de Rencurel de voir de ma part les agents forestiers, afin qu’ils eufsent à se rendre dans les lieux indiqués, aux jours et heures prescrits pour diriger la battue qui devoit avoir lieu.

 

A mon grand étonnement je viens d’apprendre que la battue que je croyais fixée au 3 juillet , avait eu lieu ces jours derniers et n’avoit produit aucun résultat pour la raison qu’elle avoit été mal dirigée et que les communes ne s’étoient pas entendues pour cette opération.

 

Vous n’ignorez pas , monsieur le Maire, que des opérations de ce genre ne peuvent avoir lieu sans mon autorisation, et qu’il n’est pas permis que des particuliers s’arment sans que l’administration soit informée.

 

Comptant entièrement sur votre zèle et votre amour pour le bien public, je viens vous prier de me donner des renseignements à cet égard.

 

Je désire connaître  ce qui s’est pafsé ; si en effet il existe une aussi grande quantité de loups qu’on me l’a annoncé, les ravages qu’ils font, et les mesures qu’il conviendrait de prendre. Dans tous les cas, j’exige qu’il ne se passe aucun rassemblement sans mon autorisation.

Veuillez prendre des informations (illisibles) sur tous ces points et m’en faire l’envoi sans aucun retard. J’attends de vous cet acte de complaisance et vous prie de recevoir l’assurance de ma considération distinguée.

 

Signature (illisible)

 

PS. Bien entendu que la battue, qui avoit été fixée de mon consentement le 3 juillet, n’aura pas lieu. Je vous prie de prévenir MM les Maires des communes qui devaient y prendre part.

 

 

7eme Alerte en milieu urbain !

 

Avis au public.

Le maire de Romans, prévenu par divers rapports qui lui ont été faits verbalement qu'un ou plusieurs loups se sont montrés jusques aux portes de la ville, que de graves malheurs peuvent résulter de la présence de ces animaux carnivores, invite les bons citoyens, connus de la cité pour être de bons chasseurs à se rendre à l'hôtel de ville avec leur fusils chargés de

balles , ou du moins de lingots dit poster, cet après-midi, à 2 h précises,pour de la se diriger sur les points qui leur seront indiqués. Invitons aussi tout bon citoyen à se rendre au même Hôtel de Ville, muni de fourches et de bâtons pour faire les battues auxdits animaux, vu que ce jour est férié, le maire espère que ses concitoyens voudront bien se rendre à la présente invitation qui comme on le sent est commandée par l'intérêt public.

Fait en l'Hôtel de Ville à Romans, le 21 janvier 1829.

 

Est-ce que le loup tue en réponse à l’agressivité  des humains ou bien est ce pour se nourrir ?  La lecture de la fable du « loup et l’agneau » de Jean de Lafontaine (1668- 1694) contient cette ambiguïté. Qui a commencé ?

« Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge…

 

Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès. »

 

Mais il y a des bêtes nuisibles méconnues. Ainsi ce document  de 1818 (10) trouvé aux archives à Romans nous montre les ovins sous un aspect nouveau :  un peu comme dans le Far West américain, le mouton est accusé par son féroce appétit et sa manie d’arracher les racines, de dégrader les sols.  Et si les loups de Saint Gervais et Chasselay mangeaient  les moutons en surnombre de Rives et de la Bièvre, tout irait bien !!!!

 

Que les personnes qui auront trouvé des décès dus aux loups, aux ours ou autres animaux, n’hésitent pas à me le signaler. Il parait qu’il y a au moins un cas dans la commune de La Presle. Rencurel est sûrement aussi concernée, de même que Méandre, Lans, La Chapelle, Saint Martin etc.

Lionel Ferrière

Site: http://techno.drome.free.fr 

Courriel: lionel.ferriere@wanadoo.fr

 

 

Sources et bibliographie

1-Claude Mauguier, François Cavanna et Thibaut Rougon, « Qui a peur du grand méchant loup ? » Bestiaire, revue l’Alpe, numéro  8, éditions Glenat

2- Charles et Françoise Gardelle, Le Vercors Autrefois, la fontaine de Siloé, 2006

3- Mémoire d’Eustache Piemond, notaire royal-delphinal de la ville de Saint-Antoine en Dauphiné (1572-1608), Valence,1885

4-Bernard Bonnin « les paysans et les loups au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles », publié dans la revue annuelle la pierre et l’écrit, édition PUG , Grenoble

5-Rapportée par « la Petite revue dauphinoise » et relevé par R. Chaboud

6- Dauphiné Libéré du 31 août 2007.

7- Charles Perrault ,« Contes de ma mère l'Oye, ou Histoires ou contes du temps passé avec des moralité »,1697. Ceci est la version écrite la plus connue et la plus ancienne. Elle sera  corrigée par les frères Grimm. Initialement le loup mange la grand-mère et le petit Chaperon rouge puis pour faire moins peur aux petits enfants,  la petite fille fut sauvée. Pour être moderne, le loup a aussi été sauvé dans certaines versions et repart penaud et a jeun. Une édition future verra sûrement le long bénéficier d’un panier –repas rempli de conserves tradition de la grand-mère ?

8- Carole Darnault ,Joseph Antoine Carlet (1741-1825) mémoires singulièrement variées d’un notable rivois, chroniques rivoises n°39, mai 2005

9- Revue du cercle de généalogie drômoise « Colline », d’après archives communales  Grand Serre HH 1/29.

10- Archives communales de Romans/Isère- fonds Advielle

11- Archives communales de Saint Gervais

12- Archives communales de Romans 2 D.

http://fr.wikipedia.org (article Charles Perrault, Marcel Aymé)

 Ajouts posterieurs

revue "collines" n° 40 - revue du crecle de genealogie de Romans, Bourg de Péage et de la Drome des collines

relevé par MMe Donnadieu '(page 19)

BMS de St Bardoux (Ouest de Romans/Isère)

le 14 juillet 1717 "j'ai fait mettre dans le cimetiere de cette paroisse le pied d'une fille appelée Anne Bonnet, fille de Pierre et de Claudine Réal, le loup ayant dévoré et mangé le reste du corps le soir précédent à l'entrée de la nuit, à la porte de sa maison"