Un permis de conduire au début du siècle

retour à la page histoire dauphinoise

retour à la page Articles

mise à jour : 24-1-2008

Monsieur de Lamberterie a réagi à deux articles parus dans le numéro 40 de novembre 2005, nous apporte des précisions fort intéressantes pour les passionnés et nous permet d’apprécier des documents personnels supplémentaires.

ce texte a été publié dans Chroniques rivoises, n°41, mai 2006

 Le père de Marie Simiot, André Simiot se disait compositeur et chef d’orchestre. Il a créé des  opérettes et des chants religieux aujourd’hui oubliés mais qui pourraient sûrement intéresser les personnes férues de musique de la seconde moitié du XIXeme siècle avec des  musiciens renommés comme Gounod, Massenet, Bizet, Saint-Saëns et d’autres, aussi célèbres à cette époque mais moins connus aujourd’hui comme Lalo, Meyerbeer, Widor et Delibes.

André Simiot  éduqua sa fille dans le monde de la musique parisienne et Massenet fréquenta la maison paternelle. Ce musicien leur adressa plusieurs  photos de Rome où il résida quelques temps.

 la garçonne

Couverture du roman de Victor Margueritte, la Garçonne, écrit en 1922 ; édition de poche 1966

 

Une femme au volant. La fille de Marie Simiot et de Léon Devilaine avait passé son permis de conduire. De mémoire familiale, elle obtint le permis  n°12, délivré le 27 novembre 1900 par la Préfecture de l’Isère soit 10 ans plus tôt que ce que j’avais écrit.  D’ailleurs notre lecteur nous a fait parvenir une copie centenaire de l’ancêtre du permis de conduire. Cela nous donne d’ailleurs la date de création du précieux et désormais fractionnable « papier rose » 10 mars 1899 ! On constatera qu’il n’a pas tant changé que cela : Photo, autorité administrative délivrante et menace de retrait (déjà). On retiendra l’esprit moderne de cette jeune femme au début du siècle et l’indépendance de caractère que montre l’usage de l’automobile. Adieu cochet, chauffeur … ! Cela dénote une ambiance « Brigades du Tigre » pour les amateurs de téléfilms.

 permis face A

permis face B

texte officiel

Par décret, un " certificat de capacité pour la conduite des automobiles " est institué en France. Délivré par le ministère des Travaux publics, il permet de rouler sur route à 30 km/h et en ville à 20 km/h.

Ce certificat remplace le précédent datant du 14 août 1893 et libélé ainsi par la Préfecture de police : " certificat de capacité permettant d'être employé en qualité de conducteur d'un véhicule à moteur, à vapeur ou à pétrole ".

Le permis de conduire est instauré en France le 31 décembre 1923 et il faut attendre 1958 pour que soit mis en place un Code de la route complet.

Le 1er juillet 1992, la première version du permis à 6 points fait une entrée contestée... et 6 mois plus tard, le permis compte 12 points au lieu de 6.

Source : www.notrefamille.com/

Sur le site www.ufc-net.com/ (rubrique curiosités du passé, 1902) on explique le fonctionnement des immatriculations à cette époque