Histoire de l'institution Saint Bruno à La Tour du Pin (Isère)

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mise à jour : 26-10-2007.

En XX, un enseignant, Monsieur Ferrière avait animé un club histoire entre 12 h et 14 H. Les élèves de 5eme avaiient interviewé d'anciens élèves et redigé un dossier pour le concours xx . malheureusement les archives départementales de l'Isère ont oublié de transmettre le dossier à Paris et nous n'avons pas pu participer. C'est leur dossier , augmenté de documents archivistiques qui est mis en ligne. Il avait été relu et corrigé par Mme A. Jamet (prof. de français).
Il est évident que depuis 1993 l'historique serait à completer. Si un ancien élève souhaite nous aider , nous ajouterons avec plaisir ses précisions et son nom sur ces pages. Ce qui a été écrit en xx par les élèves est en italique; les ajouts en police normale.


Outre les interviews, nous avons utilisé les sources suivantes :
- délibération du conseil municipal de La Tour du Pin
- évéché de Grenoble (aide l'abbé Godel)
- documpents privés et souvenirs personnels de monsieur François Thevenon (élève, fils d'élève et petit fils d'élève de l'institution!!). il avait environ 75 ans à l'époque du concours et aujourd'hui il nous a quitté.
- archives de la FEC (frères des écoles chrétiennes) consultées par lioenl Ferriere et Henri Cottier.
- des photographies sans date ni lieu ni noms trouvées dans le grenier lorsqu'il a fallu le vider pour des questions de sécurité. Certaines sont de La tour du Pin mais les autres? Elles ont été données à la bibliothèque municipale de Grenoble ainsiq eu tous les documenst originaux  et photocopiés utilisés pour ce site
quels autres pistes ? reprendre en details les archives des frères des écoles chrétiennes
consulter les registres de  délibération de l'OGEC car c'est cet organisme qui est propriétaire et gère l'institution.
registre du notaire Montaigu à Lyon

        SOMMAIRE
Les textes des élèves

Le club d’histoire: présentation                        p - 1
Histoire du collège Saint-Bruno                    p - 2
Les batiments du collège Saint-Bruno                    p - 5
Le public scolaire du collège Saint-Bruno                    p -8
La vie quotidienne des élèves à Saint-Bruno dans les années 30        p - 9
Le matériel pédagogique et la manière d’enseigner                p-10
Liste des directeurs du collège Saint Bruno depuis les origines            p-11

Les comptes rendus des interviews

Monsieur Maurice Thomas                        p-12
Monsieur Gustave Rabatel                        p-14
Monsieur Gérard Ferrand                        p-15

Les documents fournis par Frère Arnaud, archiviste des Frères des Ecoles Chrétiennes:

Notes historiques sur l’établissement  de La Tour du Pin ( avant 1900)        p-19
Portrait de Frère Osimond                        p-23
Portrait de Frère Polycarpe                         p-24

un relevé des plaques commémoratives à l’intérieur du collège
par Xavier Guillaud-Bataille.                    p-25

Correspondance du club pour trouver des témoins : exemple            p-26
Correspondance du club à l’évèché                    p-27

Collection de photographies                    p-28
Dessin de Raoul Raymond                        p-34

CLUB D’HISTOIRE 

 

Adresse du collège :

                                   Collège Saint-Bruno

                                   2 impasse de la Nation

                                   38110 La Tour du Pin

                                   74/97/10/02

 

Nom du directeur : Monsieur DARDELET

 

Nom du responsable du club : Monsieur FERRIERE

 

Le club d’histoire :

 

            Il est composé uniquement d’élèves de 5 L . Les réunions hebdomadaires avaient lieu le jeudi matin entre 8 et 9 heure sur un temps d’étude. Le club a tenu un registre des présences et  des travaux effectués. Il  a été créé le 14 novembre 1994 avec16 élèves dont 12 ont  participé d’une manière assidue .

 Ce sont :

 - Angot Celine

-Boulgakoff Sylvain

-Canonica Jéremie

-Clavel Elodie

-Guillaud-Bataille Xavier

-Figueiredo Sandra

-Javourez Romain

-Journet David

-Ponchon Audrey

-Poulet Delphine

-Prat Hugo

-Raymond Raoul

        HISTOIRE DU COLLEGE SAINT-BRUNO

Texte rédigé par Sylvain Boulgakoff et Jérémie Canonica

Les sources sont le livre du Docteur DENIER, “La Tour du Pin, terre des Dauphins” écrit en 1966, deux textes ronéotypés fournis par Monsieur François THEVENON qui proviennent des notes personnelles d’anciens directeurs du collège et enfin de 4 photocopies des notes personnelles de l’ancien archiviste des Frères des Ecoles Chrétiennes (jointes en annexe)

En 1827 Monsieur l’archiprêtre Laurent lêgue 20 000 francs à la commune de La Tour du Pin pour l’installation d’une communauté enseignante et religieuse.
En 1835 Mlle Gabrielle de Chabons achete une maison et un terrain  pour la construction de l’école .
le 02 novembre 1836 , trois Frères de l’école chrétienne, détachés par le centre de Caluire débute les cours. L’ecole était route d’Italie et était la seule dans la commune. Les salaires des instituteurs étaient versés par des bienfaiteurs. On l’appellait “ l’école  communale”. Les bienfaiteurs avaient également payé le mobilier . Il y avait les familles Du Colombier de Murinais, Picot-La Baume et de nombreux curés des communes voisines
En 1858 la commune se charge du salaire des religieux enseignants . Il y avait 180 élèves dont 54  venant de toutes les communes voisines.
1862: ouverture d’une nouvelle salle de classe destinée aux cours de dessin, d’arpentage et de” musique vocale”
1864 : la commune fait exhauser d’un étage le batiment de la classe spéciale.
1873 : une souscription permet  de payer des agrés et d’organiser les premiers cours de gymnastique
1874-1880 pendant la construction de la nouvelle église, les messes ont lieu dans des batiments de l’école
1882 ouverture d’une école communale, la deuxième de La Tour du Pin . Il y avait 185 élèves à Saint Bruno et une dizaine d’élèves quitta le collège pour aller dans l’établissement public.
1890 le Frère Vincent fait aménager et décorer une salle des fêtes
1891 L’Etat confisque l’école; c’est la sécularisation. Monsieur Harent ( frère Vincent) réorganise une école dans un local  toujours situé dans la rue d’Italie dans un batiment appelée maison Rioufol puis Chapuis. 140 élèves étudient dans ces conditions. Les Frères reviennent.

vers 1892 un pensionnat est crée dans une maison rue d’Italie.

1895 - construction d’un nouveau batiment  par une société civile comprenant l’archiprêtre Laroche , les héritiers de Châbons. Il est payé par des dons des RP Chartreux, des familles Bargillat, Gros et Harent . Monsieur Pierre Gros est à la fois un bienfaiteur et l’entrepreneur. Ce batiment est aujourd’hui appelé le “gymnase”  par les élèves du club. Autrefois il y avait  3 classes à l’intérieur et on y accédait par un escalier situé sous la cloche. En 1995 , on entre dans le batiment par un coté. ( voir plan n° 1  )
C’est à cette époque et en remerciement que le collège a été appelé Saint Bruno, du nom du fondateur de l’ordre monastique des Chartreux.
1904 la loi oblige les Frères a quitté ce collège;
1914 Saint Bruno est réquisitionnée par l’Armée pour servir d’infirmerie aux bléssés de la guerre. Les  élèves poursuivent leurs cours dans les garages de l’Hotel de France.
1916 Frère Vincent devenu Monsieur Harent redevient directeur alors que son prédécesseur Monsieur Perron était sur le front.  Ce dernier comme 118 anciens élèves meurent durant les combats.
1928 deces de monsieur Harent
1935 , le 27/04 visite de Frère BENOIT  pour étudier la possibilité d’un retour des Frères des écoles chrétiennes à la demande de la société civile dont le président était Monsieur Jules PERRIN et le Docteur DENIER un membre.
Construction du deuxieme batiment  désigné par la lettre D sur le plan (photo n°3)
1936 à cette époque ce sont des religieuses du Rosaire qui assurent la cuisine et la lingerie
9 mai 1937 on fête le centenaire de l’école en présence de Monseigneur l’évêque Caillot.
En 1937 -39 il y avait un instituteur d’origine alsacienne, Monsieur Claude SCHMERBER qui fut fusillé le 19 juin 1944 par les Nazis.
Monsieur François THEVENON était enseignant à Saint Bruno à la même époque.
1939 réquisition des batiments ; les cours se poursuivent dans les granges de l’Hotel de France
mi 1941 , trois classes pour élèves externes sont  réouvertes dans le couloir des actuelles 6 emes
1942 Les Frères des écoles chrétiennes reviennent . Il y a 45 élèves.
1952  Avec 5 classes et 175 élèves dont 57 internes , l’établissement est le 11 ème plus important  des collèges gérés par les Frères des écoles chretiennes en région Rhône-Alpes après les écoles de Lyon, Saint Etienne , Grenoble et Voiron.
1963 départ des Frères
1965 il y a  200 élèves
1983 : l’ancienne maison des Frères est transformée en laboratoire de biologie et de technologie
1993  :construction d’un nouveau batiment  ( batiment E )par la société civile, sous l’impulsion du directeur Monsieur Dardelet . Monsieur PICCOLI fut l’architecte. Il y a 480 élèves répartis en 17 classes avec une trentaine de professeurs. Les RP Chartreux participent à la souscription pour le financer comme ils l’avaient déja fait un siècle plutôt.


        LES BATIMENTS DU COLLEGE SAINT-BRUNO


texte rédigé par Hugo Prat et Romain Javourez.

Il faut regarder le plan en même temps.

On ne sait rien sur les locaux précédents.

En 1895, le collège se composait de :    - 4 classes, d’une salle de dessin, d’une salle                     d’étude dans les batiments A et C.
                -un puit, une pompe, une cour et un jardin ;                   c’était nécessaire pour la vie quotidienne.
                - 4 chambres pour les instituteurs
                - un oratoire pour qu’ils puissent prier
                -un réfectoire et un dortoir pour les internes

On ne connait pas le nom de l’architecte mais on sait que l’entrepreneur était Monsieur Gros.

La deuxième grande étape dans la vie du collège fut la construction d’un nouveau batiment dans les années 30; on le désigne sous le nom de batiment  C ( voir photo n°3).Le batiment B deviendra une maison réservée aux Frères ou au personnel du collège. Vers 1983 il fut transformé en laboratoires de biologie et de technologie.

La première partie du batiment C a deux niveaux. Au rez de chaussée, il y avait un théatre.Tous les habitants de La Tour du Pin pouvaient venir assister à des représentations comme celles de la troupes ZESP. A des dates que nous ne connaissons pas, on lui a enlevé un espace suffisamment grand pour faire les classes désignées maintenant comme les 5 D et 5 M. Cela devait être dans les années 60. Au première étage, il y 4 classes. Les photos N°5 et 6 nous les décrivent.

La seconde partie est composée de 4 niveaux :

    - RCH : le réfectoire, la cuisine, le parloir.Il y avait aussi la pièce avec le           cochon.
    -1er : les bureaux administratifs
    -2 eme :     -la salle d’étude ,aujourd’hui en 1995 , la 6 R
        -la salles des professeurs où il y aurait eu un oratoir
    -3 ème : Pendant longtemps ,c’était le dortoir de l’internat . Aujourd’hui il y a le                CDI, un oratoir, la salle informatique et la salle des clubsvidéo et de                    musique.

Vers 1955 il y avait trop d’internes. C’est pourquoi certains dormaient dans le batiment D  et les autres furent installés dans le batiment C. Ce dernier batiment devint un gymnase.Le batiment A fut détruit  et un vaste préau métallique couvrit l’emplacement du batiment A et la cour.

Le batiment E fut achevé en septembre93. Son architecte fut Monsieur PICCOLI.
Il a 3 niveaux:
        - RCH: une salle d’étude et un préau
        -1er : 5 classes
        -2eme : 5 classes

                        LE PUBLIC SCOLAIRE

 

texte rédigé par Celine Angot et Elodie Clavel

 

            A Saint-Bruno, il n’y avait que des garçons. Les filles sont arrivées en 1962. On pouvait entrer à Saint -Bruno très jeune. Par exemple , Monsieur Rabatel, un ancien élève de l’établissement est entré alors qu’il n’avait que 7 ans. Les plus vieux avaient, eux, à peu près 14 ans. La plupart des élèves étaient d’origine modeste. Les parents étaient presque tous des paysans. Les élèves étaient très sages pendant la semaine. Les horaires sont très stricts. Si jamais un ou plusieurs élèves étaient en retard, ils étaient consignés. En classe, les élèves étaient extremement sages et obeissants.

Pendant la journée du dimanche, ils fréquentaient les filles du collège d’à côté.

Les pensionnaires étaient très peu nombreux, entre 20 et 30. Certains soirs, pendant que le surveillant n’était pas là, ils en profitaient pour faire la fête, mais malheureusement pour eux, d’autres personnes les surveillaient du coin de l’oeil! ( de la maison d’en face) Pour le nombre d’élèves, il y en avait environ 80. Presque le nombre d’élèves dans une école primaire!

           LA VIE QUOTIDIENNE DES ELEVES à SAINT-BRUNO
            DANS LES ANNEES 30.

Texte rédigé par Xavier Guillaud-Bataille et David Journet.

Discipline : elle est très stricte. Les punitions sont les mêmes qu’aujourd’hui: copier des      lignes ou etre mis en retenue.

Déplacement : la plupart des élèves venaient à l’école à pied, certains venaient en vélo             (comme Monsieur Thomas)

Repas : Ils mangent comme aujourd’hui ,surtout des courges .

Récréation : elles duraient un quart d’heure.

Etudes : les pensionnaires avaient une étude chaque soir pour faire leurs devoirs.

Foyers : lorsqu’ils étaient punis, les élèves se faisaient réprimander sévérement chez     
               eux. Toutes les semaines, ils ramenaient leur carnet de notes. S’ils avaient de
               mauvaises notes, ils étaient battus.

Kermesse : il y avait très souvent des pièces de thèatre jouées par des enfants du           collège.

Hygiene : il n’y avait pas de douches dans les années 30 ; ils se lavaient dans des         baquets une fois par semaine. Dans les années 45, ils pouvaient se         débarbouiller tous les jours.

En 1948, il y a l’ouverture de l’internat qui avait été fermé avant la seconde guerre mondiale.

 LE MATERIEL PéDAGOGIQUE ET LA MANIERE D’ENSEIGNER

Texte rédigé par Audrey Ponchon et Delphine Poulet.

Dans les années 1950 et avant, le matériel pédagogique était moins sophistiqué que celui d’aujourd’hui.Il était composé :
- bureaux dont le plan de travail était incliné et avec une rainure pour les plumes et un 
  trou pour les encriers.
-de bancs accrochés aux bureaux qui pouvaient contenir jusqu’à 5 personnes.
-les cahiers étaient les cahiers de brouillon d’aujourd’hui. Sur ces cahiers, il y avait de chaque matière: calcul, dictée, géographie... mais il n’y avait pas de biologie.

Les élèves ne pratiquaient que le chant qu’on appelait “musique vocale”.
Quelques fois des moniteurs des l’Avant-Garde venaient faire faire aux élèves quelques mouvements de gymnastique.
Les leçons étaient apprises par coeur.
Dans une dictée, si l’on faisait 5 fautes ou plus , on avait 0.
Il y avait des cours de moral comme dans Topaze de Marcel Pagnol.
Les professeurs sévères n’hésitaient pas à punir :    - des lignes
                    - une retenue
                    - des tours de cour
                    - des paires de claques
                    - des coups de baguette
Heureusement , cela a changé.
Les cinq niveaux étaient les suivants :     - cours préparatoire
                - cours élémentaire
                -cours moyen
                - certificat d’étude ( c’est un diplome)
                - brevet d’étude ( c’est un diplôme)

Les élèves avaient un relevé de notes hebdomadaire maintenant il est trimestriel.

            LISTE DES DIRECTEURS DU COLLEGE SAINT-BRUNO

 

 

1841 Frère RION

1845 Frère ADELBERT

1861 Frère NOTKER

1862 Frère RESTITUT de l’enfant JESUS

1869 Frère OSIMOND

1875 Frère ANGELBERT

1876 Frère OSIMOND

1881 Frère POLYCARPE

1882 Frère OSIMOND

1892 Frère VINCENT ( Monsieur HARENT)

1904  Monsieur PIAT

          Monsieur PERRON

          Monsieur CHATAIN

1916  Monsieur HARENT

1926-36 Monsieur GARCIN

 

1941 Frère ONESIME-CLAUDE (Mr Claudius PAUZE)

1954 Frère PHILIPPE-AUGUSTIN ( Mr Louis BOIS)

1957  Frère PAUL-ANDRE (Mr MURGUE)

1958 Frère PASTEUR-PAUL (Mr Paul BONNET°

1964 Monsieur LACOMBE

1984 Monsieur DARDELET

Compte-rendu de l’interview de : Monsieur Maurice THOMAS-BILLOT

 

 

rédigé par  Delphine Poulet et Audrey Ponchon .

interview du jeudi 15 décembre 1994

 

Monsieur Thomas-billot habite à Saint Didier de la Tour.

Il est né en 1925.

Il a été élève puis professeur à Saint Bruno.

A l’époque , Saint  Bruno était une école de garçons et les filles allaient à St Joseph qui est aujourd’hui une école primaire.

 

            Monsieur Thomas a été élève à l’école Saint-Bruno de 1938 à 1940. Il était demi-pensionnaire et rentrait  en vélo tous les soirs chez ses parents à Saint Didier. Ses voisins faisaient le trajet à pied. Les élèves venaient de toute la région : Morestel, Chabons, Le Grand-Lemps ou Saint Victor de Cessieu.

                                                                                                          En 1939 , Il y a eu une réquisition de l’établissement. Le collège a été installé dans une grange de l’Hotel de France pour laisser la place à un hopital militaire . La cour de récréation, c’était l’actuelle place du champs de Mars. En 1940 Les cours disparaissent. Puis c’est un groupe de jeunes, Les Compagnons de France qui prennent la place de l’hopital dans les locaux. Ils travaillaient à Saint Didier dans les mines de lignite. Comme ils n’utilisaient pas tous les locaux , 3 classes de primaire c’est à dire un CP/CE 1, un CE2 et un CM1/CM2 ont pu être réouvertes dans l’actuelle couloir des 6 èmes actuelles. Monsieur Thomas précise qu’il y avait environ 70 élèves et uniquement des externes.

 

            Il n’y avait pas de tenue vestimentaire particulière mais tous les élèves portaient des blouses noires pour ne pas trop se salir. La nourriture était constituée de topinambours. On mangeait en silence et pendant le Carême, un élève lisait la Bible à voix haute. Le jour de repos était le jeudi. Les écoliers faisaient une longue prière tous les matins. Le jeudi ,les pensionnaires allaient en promenade . Ils portaient tous un béret et restaient en rang jusqu’à ce qu’ils soient sortis de la ville. Ils se couchaient à 8 Heure 30 et se levaient à 6 heure. Il n’y avait pas de douche dans les dortoirs.

 

            Les horaires étaient de 8 h 30 à 11 h 30 le matin puis de 13 h 30 à 16 h 30 l’après midi.Il y avait  des cours tout le samedi jusqu’à 16 h 30. Les récréation étaient d’ un quart d’heure.

            Le primaire  s’achevait vers 14 ans par un examen  qui était appelé le certificat d’étude primaire. Si on faisait plus de 5 fautes en dictée , on avait une note éliminatoire. Il y avait un magasin pour acheter les petites fournitures scolaires.

 

            Il y avait beaucoup d’histoire sainte, environ 30 minutes tous les matins. Il y avait aussi des cours de moral et des exemples étaient inscrits dans la classe. Les élèves étaient assis sur des bancs de 4 places, fixes et sans dossier.Il n’y avait que 3 classes. Il n’y avait que des instituteurs laics.Les cours étaient les suivants: Français, Mathématique, Algebre, Histoire, Géographie, Chimie, Physique, et Anglais. Le sport n’était pas pratiqué.Il n’y avait que deux professeurs pour toutes les matières.

 

 

            La discipline était importante . Les punitions pouvaient aller du verbe à conjuguer à la retenue le dimanche. Les parents étaient toujours d’accord avec les instituteurs. Un élève avait eu à conjuguer “siffler comme un merle”.

 

            Le réfectoire était le même que le notre mais plus petit. Il a été agrandi en prenant un espace sur le théatre.Le théatre ( nom utilisé aujourd’hui) était une magnifique salle des fêtes. On a enlevé le vestiaire pour agrandir la cuisine et l’autre extrémité pour faire 2 classes de cours . On voit encore une moulure au plafond qui dépasse du nouveau plafond de la 5 eme D. Il ne connait pas les dates de ces changements.

 

Les vacances étaient  beaucoup plus courtes que les nôtres c’est à dire :

            - toussaint : 1 jour

            - Noël : 7 jours

            - Pâques : 10 jours

 

            Puis entre 1942 et 1947 , Monsieur Thomas est devenu instituteur dans une classe de C.P à Corbelin .Il est revenu à Saint Bruno entre 1961 et 1985. 

 

Monsieur Thomas garde un très bon souvenir de son enfance à Saint - Bruno.

Il pense que la mixité à Saint Bruno date de 1975.
Compte-rendu de l’interview de : Monsieur Gustave RABATEL

 

rédigé par Céline Angot.

Interview du jeudi 09 mars 1995

 

Monsieur Rabatel habite Montagnieu

 

Il a 70 ans et a été élève au collège Saint Bruno entre 1928 et 1933.

A cette époque le directeur était Monsieur Garcin. Il y avait environ 80 élèves dont une trentaine d’internes qui habitaient trop loin pour rentrer chez eux.

Il y avait 4 classes et les professeurs se répartissaient ainsi :

            -Cours préparatoire : Monsieur Bernard

            -Cours élémentaire : Monsieur Papone

            -Cours moyen : Monsieur Clot .Il faisait préparer le certificat d’étude primaire

            -Cours supérieur : Monsieur Garcin. Il faisait préparer le brevet élémentaire.

 

Il y avait déja le magasin de fournitures scolaires tenu par le directeur durant les récréation.

Les élèves internes avaient une étude d’une heure le matin . Ils se couchaient à 20 h et se levaient à 6 h 30.

En promenade, ils portaient une casquette avec les initiales de Saint Bruno.

Il était interdit d’aller voir les filles de Saint-joseph.

Monsieur Rabatel a dit que c’était un sacrifice pour les parents de mettre un enfant chez les Frères mais que les résultats scolaires étaient bons . Beaucoup de parents mettaient leurs enfants ici pour des raisons de disciplines.D’autres venaient  pour des raisons religieuses.

 

Monsieur Rabatel est très content de l’instruction qu’il a reçu au collège Saint-Bruno.


 Compte-rendu de l’interview de : Monsieur  Gérard FERRAND

 

rédigé par Raoul Raymond.

interview du jeudi 23 mars 1995.

Actuellement Monsieur Ferrand est le chef cuisinier au collège Saint-Bruno

Monsieur Ferrand a été élève ici de 1949 à 1953.

 

Le directeur était frère Onézime et 6 autres frères l’aidaient . Il y avait aussi 3 instituteurs civils: Madame BERGER ( soeur du Chanoine Berger qui est à St André à Grenoble), Messieurs THOMAS-BILLOT et PAPONE.

Au temps de Monsieur Ferrand , il y avait une soixantaine d’élèves repartis en 6 classes.

Pour le goûter, il y avait des bananes séchées. Chaque vendredi, il y avait du poisson.

La cuisinière s’appelait Madame Giboutet.

Tout le long de l’année, ils élevaient un cochon avec les déchets des repas et il était tué pour la kermesse de l’école. Il y avait une soirée boudin.Il y avait aussi des poules .Les animaux étaient installés dans le local où il y a maintenant la poubelle de la cuisine

Chaque élève devait faire une bonne action par jour.

La blouse noire était obligatoire.

La troupe ZESP ( très connue à l’époque dans la région) venait  faire des représentations dans le thèatre.

Les punitions étaient des retenues, des tours de préau, faire signer les punitions aux parents.

Chaque année, il y avait un voyage scolaire le plus souvent vers un lieu religieux , par exemple à Ars.

Des élèves qui avaient fait l’école buissonnière avaient été renvoyés de l’école.

Le carnet de notes était à faire signer  chaque semaine.

Il y avait une prière avant et après le repas. Le dimanche ils étaient obligés d’aller à la messe et ils faisaient signer un carnet par le curé s’ils n’habitaient pas à La Tour du Pin.

Il y avait dans le local au fond de la cour une menuiserie où Frère Augustin faisait travailler des élèves.

Il n’y avait pas de biologie ni de technologie.

Il écrivait avec une plume avec de l’encre noire ou violette.

Les internes se levaient à 5 h du matin et allaient en étude avant de déjeuner. Il y avait des douches, dans le local qui sert maintenant de salle au club vidéo. Les lits étaient tous dans la même pièce qui est maintenant le CDI.

Pour se distraire, les jeunes pouvaient aller à “L’avant-garde”.

Il y avait une école publique, le groupe Thevenon. Les parents préféraient Saint-Bruno car la discipline mettait tous les enfants au travail.

 

Monsieur Ferrand pense que même si la discipline était parfois trop sévére, elle a obligé les élèves à travailler et maintenant ils ne regrettent pas.

Il nous a montré ses cahiers et son carnet de notes dont une photocopie est jointe

photo n°1: Document de Monsieur Thevenon.

            Au fond, le batiment C, avec l’escalier qui mêne aux classes et au-dessus   l’ancien emplacement de la cloche.

            Sur la gauche le batiment  (A-A’) puis le batiment D, la première partie.

 

Photo n° 2: Document de Monsieur Thevenon datant de 1898 .

              Elle est prise devant l’escalier du batiment A, dans la cour.

Photo n°3 : Document de Monsieur Thévenon.

              C’est la deuxieme partie du batiment D.

 photo n°4 : retrouvée dans le grenier par hasard et isolée; datant de 1952-53.

              On voit en arrière - plan l’entrée de la salle des fêtes  ou du “thêatre”.

 Dessin de R. Raymond tentant de retrouver l’aspect du batiment D, 1 ère partie d’après les informations fournies par Monsieur H. Cottier.

 
photo n°5 : Vue du couloir du 1 er étage du batiment D-1 ère partie , prise vers 1936 .

              On voit les portes des salles de cours des 6 emes.

              On voit à peu près la même chose aujourd’hui.

 photo n°6: Vue de l’intérieur d’une classe vers 1936.